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 My immortal [Bella]

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MessageSujet: My immortal [Bella]   Dim 21 Déc - 21:22






My immortal


Feat Bella



Cela faisait déjà plusieurs jours que Bella avait accepté ma redemande en mariage, pour mon plus grand plaisir... et celui d'Alice je dois l'avouer. Ma demande était survenue après un appel alarmant d'Alice qui venait simplement de voir comment se passerait la cérémonie... J'avais demandé à Bella d'impliquer le moins possible ma sœur dans ces préparatifs. Tâche compliquée quand l'on connaissait le talent de persuasion dont faisait preuve Alice.

Nous venions de passer la journée en famille à la villa de mes parents. Nous aimions passer ces moments privilégiés entre nous. Je retrouvais mes frères et sœurs, qui me manquaient par moment je dois l'avouer. J'avais vécu près d'un siècle à leurs côtés, autrement dit,  l'habitude s'était installée. Je les connaissais par cœur. Nous avons profité du temps orageux, une nouvelle fois de plus, pour se battre dans la terre avec Emmett et Jasper, au grand damne de nos femmes respectives, installées au chaud dans le salon. Renesmée nous avait demandé la permission de convier Jacob durant la journée. Chose que je ne pus refuser à ma fille à la vue du regard suppliant que ma femme avait posé sur moi lorsqu'elle entendit la requête de sa fille. Le soleil commençant à se coucher, nous nous apprêtions à quitter la villa pour rejoindre notre cottage dans la forêt. Renesmée avait eu la permission de sa mère pour raccompagner Jacob à la Push. Je pense que Bella essayait d'éloigner notre fille au maximum de la maison pour avoir le champ libre et essayer de me faire craquer.

Il est vrai que depuis que nous savions que nous allons nous remarier, j'avais refusé tout rapport sexuel avec ma femme. A son grand désarroi... Au miens aussi, mais j'y tenais. Cela rendrait notre pseudo nuit de noce plus torride. Arrivant dans le cottage, Bella fila sous la douche, habitude humaine qu'elle avait gardé depuis sa transformation. J'aimais prendre des bains avec elle. Mais pas ce soir. Je ne pouvais pas.
M'installant tranquillement dans mon fauteuil près de la cheminée, je sortis de ma poche le petit carnet dans lequel j'avais noté toute l'organisation de ce grand jour.
J'avais demandé à Emmett et Alice d'être mes témoins, mais Bella ne s'était toujours pas décidé. Il restait cependant plusieurs points à régler .

Cherie, tu as bientôt fini ? Il faudrait qu'on se décide pour la salle de réception!criais-je à travers du cottage pour essayer de faire sortir Bella de sous l'eau, et attirer son attention sur la futur journée qui approchait à grand pas.




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MessageSujet: Re: My immortal [Bella]   Ven 26 Déc - 1:18



Edward & Bella



Le miroir face auquel je me trouvais dans la salle de bains de note cottage me renvoyait l'image d'une jeune femme à la peau pâle et sans défaut, aux boucles brunes et aux yeux ambrés surmontés de deux sourcils froncés formant une ride inquiète qui barrait son front. Cette angoisse que j'avais connue une fois me tenaillait de nouveau, bien qu'elle soit totalement futile et ridicule. Elle restait aussi forte que le souvenir que j'en gardais, à la différence près qu'elle ne transformait pas mes jambes en coton. Je posai les yeux sur la bague qui ceignait mon annulaire gauche. J'avais l'impression qu'elle brûlait ma peau à cet endroit.

Me marier de nouveau me paraissait aussi compliqué que la première fois. Pourtant je le voulais, peut-être même plus que dix ans auparavant. Comme l'avait dit Edward avant de me refaire sa proposition, notre mariage était d'abord une condition que je devais remplir pour en échange obtenir qu'il me transforme en immortelle. Mais bien entendu je n'avais pas accepté seulement pour ça. Edward avait l'air de tellement tenir à ce mariage que j'avais voulu le rendre heureux en le lui accordant. Aujourd'hui, le combler était ma seule motivation. La mariage n'étais pas une obligation, je ne le voyais plus comme ça. J'avais accepté de mon plein gré de lui dire oui pour la seconde fois. Pourtant l'appréhension ne m'avait pas quittée depuis ce moment.  Au moins, je n'avais plus à craindre de trébucher en m'avançant dans l'allée. Cela constituait un gros problème de moins.

Globalement, j'étais heureuse de recommencer. Je me serais même sentie parfaitement bien si la peur ne me remuait pas toute entière. Je secouai la tête. « Allez ma fille, tu peux le faire. » me morigénai-je tout bas en me regardant droit dans les yeux. « Cesse de faire ta froussarde. » Je me détournai du miroir et me dévêtis pour filer sous la douche, laissant l'eau brûlante ruisseler sur ma peau. Je fermai les yeux et restai de longues minutes ainsi, totalement immobile, espérant que mon angoisse s'apaise. En vain. Non seulement je flippais, mais en plus, tout cela me rendait plus irritable que d'ordinaire, et je faisais de gros efforts pour ne pas envoyer balader tous ceux qui me sollicitaient pour les préparatifs. Et ces gens là se résumaient à Edward et Alice, bien que mon mari se soit arrangé pour que ma belle-sœur en fasse le moins possible. Honnêtement, j'aurais volontiers laissé égoïstement à Alice le plaisir de tout planifier. Elle s'en serait donné à cœur joie et je n'aurais eu qu'à m'occuper de chasser mon stress. Mais Edward avait insisté pour que sa sœur ne s'en mêle que très peu. Ce qui était compréhensible, quelque part.

La voix d'Edward me fit sortir de mon débat intérieur, m'invitant à sortir de la douche pour discuter de certains points importants pour le jour J. Je coupai l'eau en retenant un soupir tendu, et m'emparai d'une serviette moelleuse que j'enroulai autour de moi. Un dernier regard dans le miroir pour me composer une expression assurée, et je sortis de la salle de bains, encore à moitié mouillée. Je trouvai mon mari sur le fauteuil près de la cheminée. Prenant place sur l'accoudoir dudit fauteuil, je jetai un œil aux notes qu'Edward avait prises de son écriture si élégante, et fronçai les sourcils en tournant les yeux vers lui. « Je pensais que la villa conviendrait parfaitement. C'était le lieu idéal pour notre premier mariage. »

Lorsque je vis le regard qu'Edward posa sur moi -simplement vêtue de ma serviette de bain-, mi moqueur, mi blasé, je secouai la tête. Avait-il interprété ça comme une nouvelle tentative de le faire céder? « Ne me regarde pas comme ça. Si j'avais voulu te tenter, je n'aurais pas pris la peine de me couvrir de quoi que ce soit. » fis-je avec une moue presque insultée. Il était vrai qu'Edward avait pris la décision de ne plus me toucher jusqu'après le jour fatidique, et il était vrai également que ça me manquait terriblement, et que je trouvais cette idée absurde ; mais d'un autre côté, le stress m'empêchait de chercher par tous les moyens possibles à le faire changer d'avis. Depuis quelques jours d'ailleurs, je n'avais rien tenté.

En plus de tout cela, des tas de questions tournaient dans ma tête, sans que je parvienne à y trouver des réponses arrêtées. Je ne pensais donc que rarement à la frustration dans laquelle m'avait plongée Edward.

Devais-je inviter Charlie? Cela faisait partie de mes interrogations. Je savais déjà que je ne pouvais convier ma mère, ni même la mettre au courant. Je ne pouvais plus me permettre de la revoir. J'étais supposée avoir près de trente ans. Que dirait Renée si elle constatait que j'avais toujours l'air d'en avoir dix-huit? Que toute la famille Cullen n'avait pas pris une ride? Charlie quant à lui continuait de nous voir assez régulièrement. Nous nous en tenions souvent à une visite par mois. Même s'il semblait parvenir à vivre sans savoir exactement ce que nous étions, je me sentais toujours plus ou moins mal à l'aise avec lui. Surtout quand je me disais que je le verrai probablement mourir de vieillesse, moi, figée dans ma jeunesse éternelle.

Il me fallait aussi décider de qui seraient mes témoins. Bien entendu, j'avais pensé à Jacob. Il me semblait impensable de ne pas l'avoir près de moi ce jour là. Son absence avait été difficile pour moi au premier mariage, mais je n'avais pu m'en pendre qu'à moi-même. C'était de ma faute, et j'avais été égoïste de le vouloir à tout prix durant ce jour où il m'aurait vue m'unir à quelqu'un qu'il détestait. Pire que tout, Jake m'aimait toujours, à l'époque. Personne n'aurait accepté d'assister à l'union de l'être aimé à une autre personne. Mais aujourd'hui la situation était différente. Mon meilleur ami avait ma fille, plus rien d'ambigu ne régnait entre nous. Et même si sa relation avec Edward n'était pas encore des plus amicales, j'espérais sincèrement qu'il accepterait de devenir mon témoin.

Comme second témoin, j'avais pensé à la douce Esmé. Même si elle était la mère du futur (re)marié, je voulais lui faire la proposition. Comme pour la remercier de la dévotion et de l'amour qu'elle m'avait donné dès le départ comme si j'étais sa propre fille. De tout ce qu'elle avait fait, malgré sa discrétion, pour moi, mais aussi pour Edward, et tout le reste de la famille. Sans me lever de l'accoudoir, je regardai de nouveau Edward. « J'aimerais demander à ta mère d'être mon témoin. Mais je ne sais pas si elle accepterait. Qu'est-ce que tu en penses? »

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MessageSujet: Re: My immortal [Bella]   Ven 26 Déc - 14:20

It's You, Bella.





Le calme que me proposait le cottage me rendait nerveux. J'étais habitué à entendre les pensées de chacun des membres de ma famille, et je m'étais longtemps appuyé sur ceux-ci pour me conforter dans mes choix. Non pas que j'hésitais dans le fait de ré-épouser Bella, bien au contraire. Mais je connaissais ma femme, ce genre d'événements la mettait à fleur de peau. Ce silence me faisait donc peur. Car je ne le partageais pas avec elle.  Je n'aimais pas ce sentiment d'inconnu que me procurait l'herméticité du bouclier de Bella. J'avais donc tendance à être sur son dos plus souvent qu'habituellement, à l'affût du moindre signe de crainte et d'angoisse de ma femme pour les effacer d'un mot, d'un regard ou d'un geste tendre.

J'entendis l'eau coulait, ma femme essayant certainement de trouver une sorte de réconfort sous la chaleur que lui prodiguait cette douche. Je fermais les yeux, m'en voulant de lui faire revivre ses anxiétés et ses appréhensions. Je me trouvais égoïste de ne pas ressentir la même chose et inutile de ne savoir que dire. Jetant un coup d'oeil aux flammes qui dansaient au sein de la cheminée, je me demandais si mon idée était réellement bonne. Le mariage, les préparatifs, je voulais avoir le contrôle sur tout pour que ce jour marque l'éternité de nos vies. C'est pour cette raison qu'Alice ne s'occupait pas de l'intégralité des préparatifs. L'odeur de ma femme me fit sortir de la torpeur dans laquelle mes pensées m'avaient embarqué.

Je redressais la tête apercevant ma femme entourée d'une simple serviette de bain, venir s'installer à mes côtés, sur l'accoudoir du fauteuil. Je ne pus m'empêcher de la regarder et de grimacer, un rire nerveux m'échappant. Je ne sais pas quelles étaient ses intentions, mais je resterai de marbre ce soir, pris dans le feu des préparatifs. Cette idée m'arracha un soupir blasé. Ma femme jeta un coup d'oeil rapide au carnet que je tenais ouvert devant nous. J'avais écris dedans depuis quelques temps, le déroulé des préparatifs. Je ne regardais plus le carnet, préférant glisser mon regard sur le visage de ma femme, me laissant guider par ses émotions qu'elle laissait transparaître. Nous avions tellement vécu de choses dans ce salon... Sa voix me ramena à la réalité de la scène.
Je pensais que la villa conviendrait parfaitement. C'était le lieu idéal pour notre premier mariage Un sourire se dessina sur mes lèvres. Je souhaitais en secret renouveler nos vœux à la villa. Plus par symbolisme que par le côté pratique du lieu. En effet, nous fêter notre union il y a dix ans de ça dans les bois proches de la villa. Puis le fait d'avoir redemandé la main de Bella sur la terrasse de cette demeure en avait fait le lieu numéro un de ma liste. Sans dire mot, j'écrivis le mot villa à côté du lieu de festivités sur le carnet, relançant un regard à Bella par rapport à la tenue qu'elle arborait. Cela ne me dérangeait pas, bien au contraire, je la trouvais bien trop habillée à mon goût. Mais ce nouveau regard ne passa pas inaperçu aux yeux de ma femme, m'offrant une légère réflexion d'un air offensé. Ne me regarde pas comme ça. Si j'avais voulu te tenter, je n'aurais pas pris la peine de me couvrir de quoi que ce soit. Je ne pus me retenir de rire aux éclats. Je savais très bien que Bella ne s'était pas vêtue de cette manière pour me tenter, juste parce que je l'avais tiré de sa douche et qu'elle ne voulait pas me faire attendre. Je regardais Bella, lui lançant un regard espiègle et d'un ton taquin je lui répondis. Je t'ai vu plus coriace et plus maline à ce jeu là, Bella. Un nouveau rire, heureux de ma répartie, m'échappa, au grand désarroi de mon épouse. Je repris mon air sérieux lorsque je vis Bella se perdre dans ses pensées, l'air attristé. Je m'agenouillais en face de ma femme, prenant ses mains entre les miennes. C'était dans ces moments là que je regrettais de ne pas pouvoir m’immiscer à mon gré dans l'esprit de ma bien-aimé. Cela m'attristait encore plus. Je caressais son visage tendrement, l'obligeant à me regarder. Je voulais que ma femme comprenne que j'étais là pour l'épauler et l'aider. Mais cela n'était possible que si elle se livrait sans réserve...

Bella... Dis moi le fond de tes pensées, dis moi ce qui t'angoisse, ce qui te fait peur, ce qui te dérange. Je suis là pour ça... Je ne veux pas être à l'écart de tes craintes. lui dis-je d'un ton grave mais assuré. Un long silence s'installa entre nous. Je restais là, à attendre que ma femme se décide ou non à parler. Je ne l'obligerai pas plus, je comprenais son besoin d'avoir un jardin secret, puis étant donné que je pouvais faire preuve d'impulsivité, j'admettais le fait que ma femme puisse vouloir nous épargnés une possible dispute, qui n'avait plus eu lieu depuis tellement d'années maintenant. Voyant que Bella ne dirait rien pour l'instant, je me redressais, me réinstallant à ses côtés, la prenant dans mes bras. Je ne lui en voulais pas et je voulais qu'elle le sache.

Ma femme décida de rompre son mutisme sans pour autant répondre à ma question. J'aimerais demander à ta mère d'être mon témoin. Mais je ne sais pas si elle accepterait. Qu'est-ce que tu en penses? Je ne cacha pas ma surprise à ma femme. Il était vrai qu'Esmée avait été présente à nos côtés depuis le début, tout comme Carlisle, nous apportant l'amour que pouvait nous procurer des parents. Un large sourire se profila sur mes lèvres. Je trouvais l'idée formidable, digne de Bella. Esmée sera très flattée que tu lui fasses cet honneur. Pour le second? lui demandais-je juste pour la forme, connaissant la réponse que ma femme me ferait. Même si les relations que j'entretenais avec Jacob n'étaient pas des plus amicales, nous faisions tous les deux des efforts pour les femmes qui comblaient nos cœurs: Bella et Renesmée. Je ne pouvais pas nier le fait que je voyais d'un mauvais oeil la relation qu'il entretenait avec ma fille, mais son bonheur était plus important que les querelles datant des légendes Quileutes que nous ne faisions qu'appliquer.

En pensant à notre fille, un doute s'installa dans mon esprit. Il y a dix ans, Renesmée n'était pas parmi nous. Je voulais qu'aujourd'hui, elle puisse mettre sa pierre à l'édifice que nous construisions avec Bella. Je ne savais cependant pas si sa mère lui en avait parlé. J'avais évité le sujet plusieurs fois, pensant que c'était une chose que nous nous devions de faire à deux. Mais ne voyant pas Nessie régulièrement ces derniers temps, je ne savais pas si notre fille était au courant. Je me tourna vers Bella, lui souriant tranquillement. Et Renesmée? Ma question sous-entendait tellement de choses. Je voulais savoir si ma femme avait pensé à son rôle dans notre mariage, si elle venait accompagnée de Jacob, montrant leur couple à tout nos proches, et la réaction qu'elle avait eu si elle avait appris la nouvelle.

Cependant, je ne laissa pas le temps à Bella de répondre, posant mes lèvres sur les siennes, l'envie de l'embrasser étant tellement forte depuis son arrivée. Je lui murmura à l'oreille délicatement, une nouvelle fois, voulant chasser les doutes qui pouvaient vivre dans le coeur de ma femme. C'est toi, Bella. Et personne d'autre que toi.
lumos maxima


Dernière édition par Edward Cullen le Mar 30 Déc - 21:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: My immortal [Bella]   Dim 28 Déc - 1:21



Edward & Bella



« Je t'ai vu plus coriace et plus maline à ce jeu là, Bella. » avait ri Edward lorsque je lui avais fait la remarque concernant ma tenue "légère". Je lui avais offert une moue boudeuse en guise de réponse.« Tu sais parfaitement qu’il nous reste encore du temps avant le grand jour. Je ne garantis aucune chasteté d’ici là. » » avais-je grommelé pour la forme, alors qu’en réalité je n’étais pas si sûre de ce que j’avançais. C’était comme si j’étais… Fatiguée. Rien de physique bien entendu, mais l’implication dans les préparatifs et la panique croissante isolait mon esprit de toute pensée qui ne concernait pas ce fichu mariage. Et bien évidemment, dès que le sujet de la peau d’Edward contre la mienne revenait sur le tapis, ma frustration reprenait le dessus. En fait, je ne contrôlais plus aucune de mes émotions dernièrement, et ça m’excédait. J’avais envie de frapper dans un mur, déchirer un coussin ou bien tout simplement de taper du pied par terre, comme une enfant de six ans, simplement pour me défouler du trop plein d’émotions de ces dernières semaines. Je n’étais pas du genre à me plaindre pour rien, mais je devais bien reconnaître que l’approche d’un jour supposé être grandiose était un enfer. Lorsque j’avais laissé les questions concernant le jour en question envahir de nouveau mon esprit dans un fouillis indémêlable, Edward remarqua aussitôt mon air contrit, que je devais d’ailleurs avoir depuis plusieurs jours maintenant. Je l’avais à peine senti bouger pour s’agenouiller devant moi, pas plus que je ne sentis ses mains s’emparer des miennes. L’une de ses mains monta jusqu’à mon visage pour forcer mon regard à croiser le sien ; mais mes yeux ne firent que fixer un point dans le vide entre son visage et le mien. Ce fut sa voix qui me ramena à la réalité, me sortant de ma torpeur. « Bella... Dis moi le fond de tes pensées, dis moi ce qui t'angoisse, ce qui te fait peur, ce qui te dérange. Je suis là pour ça... Je ne veux pas être à l'écart de tes craintes. » Je crois que si j’avais encore été humaine, j’aurais fondu en larmes. Comment pouvais-je avoir peur de m’unir de nouveau à un être aussi gentil, doux, compréhensif et dévoué qu’Edward ? J’aurais dû être comme une véritable pile électrique, à vouloir avancer la date au maximum, priant à chaque instant pour que le temps passe plus vite… Je ne me comprenais pas moi-même. Fort heureusement, les larmes ne faisaient pas partie du vocabulaire des vampires. Et il était de toute façon hors de question que mes hormones détraquées gâchent la joie qu’Edward se faisait à l’idée d’une nouvelle cérémonie. Lui confier que j’étais à deux doigts de la crise d’hystérie n’était pas envisageable. Pourtant… Pourtant, je savais que je pouvais trouver en lui tout l’apaisement et le réconfort dont j’avais besoin.
Au bout d’un certain temps, Edward s’était relevé pour reprendre sa place initiale avant de me prendre dans ses bras. La tension qui m’habitait perdit un peu en intensité. Je lui avais alors exposé mon projet de demander à Esmé d’être mon témoin. Si au début Edward parut surpris, le sourire qui étira ses lèvres me fit chaud au cœur. « Esmé sera très flattée que tu lui fasses cet honneur. Pour le second? » Je laissai courir mon regard sur le tapis l’espace d’un instant, haussant les épaules. « J’espère que Jacob acceptera. » » répondis-je simplement. « Et Renesmée? » cette fois-ci, je parvins à sourire légèrement. J’avais en tête un rôle qui irait comme un gant à ma fille, ses magnifiques boucles cuivrées et ses prunelles chocolat. Restait à savoir si elle aussi accepterait de prendre part à la cérémonie…  Nous avions toujours besoin d’une demoiselle d’honneur…  Mais je ne lui avais toujours pas demandé. J’attendais que nous nous nous retrouvions tous les trois. C’est ce que je m’apprêtais à répondre à mon mari, mais mes mots moururent contre ses lèvres qu’il souda aux miennes sans que j’aie le temps de le voir venir. Je fermai les yeux dans un soupir. Cela me faisait un bien fou. En ce seul contact, Edward m’arracha à la peur, au stress, à l’irritation, ne me laissant qu’un savoureux bien-être, et cette pointe d’insatisfaction qui me rappelait que je n’aurai certainement pas le droit à davantage que de simples baisers durant les prochains jours. Mes mains vagabondèrent, comme soumises à un bon vieux réflexe, jusqu’à sa nuque, pour approcher davantage son visage du mien. Je me laissai glisser de l’accoudoir jusqu’à ses genoux et enfouis mon visage dans le cou de mon bien-aimé lorsqu’il glissa ses lèvres contre mon oreille pour murmurer. « C'est toi, Bella. Et personne d'autre que toi. » Ma gorge se serra. J’avais été stupide de garder le silence là où il cherchait simplement à comprendre ce que je ressentais. Simplement je ne voulais pas qu’il décide de faire marche arrière en découvrant ce qui se passait dans ma tête, et dans mon cœur. Ni que son enthousiasme s’essouffle. Que devais-je faire ? Je préférais cent fois garder mes inquiétudes pour moi si cela signifiait ne pas l’inquiéter à son tour. Mais d’un autre côté, mon mari était en droit de savoir ce qui me préoccupait. J’étais parfois insupportable ces derniers jours, j’en étais consciente. Une explication ne serait pas totalement inutile. Laissant échapper un nouveau soupir, je me redressai légèrement pour planter sévèrement mon regard dans le sien. « Ce que je vais te montrer ne doit en aucun cas, je dis bien aucun, te faire changer d’avis, ou remettre en doute ce mariage. Compris ? Je t’aime, je veux me remarier avec toi, quoi que tu puisses lire là-dedans. » fis-je en désignant ma tempe de mon index. Inspirant, je nichai de nouveau ma tête dans son cou, certaine d’être incapable de soutenir son regard durant le moment qui allait suivre. Puis, pour la troisième fois en quelques semaines, je poussai mon bouclier hors de mon esprit, m’ouvrant entièrement à Edward. Une fois sûre te tenir à l’écart la force invisible qui fermait ordinairement mon esprit, j’exposai tout ce qui grondait dans mon cœur depuis un moment. Angoisse, appréhension, désir charnel refoulé, colère, doute, manque, frustration, tristesse. Chacun de ces sentiments me percutaient avec violence et j’espérais qu’il n’en était pas de même avec Edward. On pouvait aisément leur associer une image. Mariage, mariage, Edward, préparatifs, Charlie et Jacob, Renée, Edward de nouveau... J’ignore combien de temps je restai ainsi, à tout déballer en long, en large et en travers. J’en vins également à tout l’amour que je portais à mon amant, ma décision de le réépouser qui malgré tout ne changerait pas, mon désir de passer l’éternité près de lui, son odeur qui me rendait folle, sa voix qui m’émerveillait à chaque fois qu’elle résonnait à mes oreilles, ses mains qui m’électrisaient chaque fois qu’elles se posaient sur moi… Mon bouclier reprit sa place juste avant que je ne commence à trop dévier vers un domaine trop osé, et je restai là, stoïque, la respiration coupée, attendant qu’Edward brise le silence, par un geste ou une parole.

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MessageSujet: Re: My immortal [Bella]   Dim 28 Déc - 13:03

It's You, Bella.





La tension qui habitait Bella était palpable à cent kilomètres à la ronde. Et ma frustration de ne pas pouvoir l'épauler l'était tout autant. Je me sentais inutile et échouer n'était pas l'une des choses les plus appréciables qui existait. Avec tout ce que nous avions traversé, un renouvellement de voeux me semblait être une épreuve des plus simples. Et pourtant, ce n'était pas le cas. Mais Bella s'inquiétait déjà pour ça, je me contentais de soutenir l'édifice que nous étions en train de construire tout les deux pour ce grand jour. Cela soulageait ma femme... Enfin c'est ce que j'espérais. Tu sais parfaitement qu’il nous reste encore du temps avant le grand jour. Je ne garantis aucune chasteté d’ici là. Je souriais à la mine boudeuse que m'offrait ma tendre et chère. Nous étions plus têtu l'un que l'autre, et cette question n'était pas à l'ordre du jour. Pour le moment.  Bella était perdue dans ses pensées et même le fait que j'essaie de lui parler face à elle ne s'avérait pas efficace. Je me contentais donc de prendre ma femme tout contre moi et profita de ce moment de tendresse. Je n'avais pas besoin de mots, juste de sentir sa peau contre la mienne me rassurait. Lorsqu'elle prononça le nom de Jacob, un frisson parcouru mon dos. Cela faisait dix ans maintenant et je fournissais de nombreux efforts pour ma femme et maintenant ma fille. Mais c'était contre nature. C'était comme si un homme s'éprenait d'amour pour un serpent. Le venin le tuerait forcément... Je chassais cette image de ma tête en me concentrant sur le sourire que ma femme m'offrait à l'entente du  nom de notre fille. Ce sourire fier qu'arborait ma femme me faisait penser qu'elle avait une idée en tête. Je connaissais Bella mieux que quiconque, et tout ces moments passés avec elle, m'avaient appris à cerner ce que ses traits dessinaient sur son si beau visage. Tu sais mieux approcher Renesmée pour ce genre de choses, j'en suis jaloux je dois l'avouer, mais tu as ce talent que je n'ai pas. L'envie de ses lèvres se fit trop pressante pour pouvoir y résister un instant de plus. Le soupir arraché de Bella me fit sourire. Je venais sûrement de la tirer de la longue réflexion qu'elle venait de débuter, mais ce n'était pas un soucis. Je sentis Bella glisser sur mes jambes, sentant son souffle se rapprocher de mon cou. Je resserrais l'étreinte comme un enfant ne voulant pas lâcher ce qu'il a de plus précieux. Je fermais les yeux, profitant simplement de la douceur de la peau de ma femme et de son odeur enivrante. Je me rappelais l'époque où Bella me réchauffait de par sa simple présence. Je trouvais cela agréable. J'étais nostalgique de l'humaine qu'elle était. Je continuais à penser en secret que je lui avais volé sa vie... C'était quelque chose que je ne voulais pas dire à Bella... J'avais trop longtemps insisté sur ce fait là. Sentant Bella se redressait légèrement, j'ouvris les yeux pour les poser dans les siens. Son regard était autoritaire, sévère, ne me laissant aucun autre choix que d'acquiescer à ce que ma femme me disait.

Ce que je vais te montrer ne doit en aucun cas, je dis bien aucun, te faire changer d’avis, ou remettre en doute ce mariage. Compris ? Je t’aime, je veux me remarier avec toi, quoi que tu puisses lire là-dedans.
Je la regardais surpris, hochant la tête ne sachant que répondre. Ce n'était pas réellement ce que je voulais, j'aurais préféré ne pas la fatiguer plus qu'elle ne l'était, entendre de sa propre voix, lui laissant le choix de ce qu'elle désirait me révéler. Je savais la difficulté que cela représentait pour ma femme. Sa force m'épatait à chaque fois qu'elle m'ouvrait son esprit. Bella s'enfouie de nouveau dans le creux de mon cou. Je voulais lui dire que ce n'était pas la peine, mais les premières images arrivèrent avec violence à mon esprit, m'arrachant une grimace. Je ne m'attendais pas à un flot constant d'émotions, d'image, d'idées, de ressentis. Je commençais à me sentir oppressé, cherchant désespérément à faire le tri de tout ce que m'offrait Bella. La clarté des images me frappa. Je pouvais distinguer tout malgré la vitesse de passage. Plusieurs sentiments contraires ressortaient. Je respirais calmement Posant mes lèvres sur la tête de Bella tout en fermant les yeux pour continuer de profiter de ces images.

Le manque de ses parents me marqua. Je n'imaginais pas à quel point cela pouvait être dur pour ma femme. Jusqu'à aujourd'hui. Je m'en voulais terriblement de lui avoir pris ce qui me semblait primordial pour un enfant. Certes Charlie savait que nous appartenions dans un monde différent du sien, et l'homme n'avait pas posé plus de questions, préférant profiter de sa fille ainsi que de sa petite-fille. Mais Bella se sentait mal à l'aise vis à vis de notre jeunesse éternelle. Le manque laissa sa place à l'angoisse et l'appréhension du grand jour. C'était caractéristique de Bella. Je lâcha un léger soupir en caressant le dos de ma femme pour la rassurer. Mais Bella sans craintes ne serait plus Bella. Cela faisait son charme, son côté fragile et la part humaine qui lui restait. Puis vint la passion et le désir. Elle m'ouvrait son coeur comme elle ne l'avait jamais fait auparavant, dessinant un sourire fier sur mes lèvres. Puis l'image se referma sur nos deux corps allongés, le silence reprit sa place dans mes pensées. Je restais la, respirant calmement, essayant de reprendre mon esprit. Je sentais les mains de Bella se resserraient sur ma nuque comme si elle avait peur de ce que je pourrais répondre aux images que je venais de découvrir. Le feu crépitant dans la cheminée me fit ouvrir les yeux et sortir de la stupeur que m'avait procuré les songes de ma femme. Soupirant, je gardais Bella contre moi, réfléchissant à ce que je pourrais bien lui dire.

On n'aurait peut être pas... J'arrêtais ma phrase d'un coup, me rappelant la promesse que je lui avais faite quelques minutes plus tôt. Mais je ne pouvais pas faire semblant, je n'étais pas fier de ce que ma demande provoquait à Bella. Je relâchais l'étreinte qui nous unissait, posant mes mains sur mon visage pour essayer de canaliser la colère qui m'envahissait. J'avais simplement envie d'hurler, d'exploser, de tout arrêter, de vivre tout bêtement avec la femme que j'aimais sans la voir dans cet état. En redemandant la main à Bella, je ramenais sur le tapis des choses dont je n'étais pas fier. Toute femme désire simplement un mari, aimant, des enfants, une maison et un chien. D'un côté, elle avait tout cela, seulement à la façon vampire...

Si tu étais encore humaine, ces questions ne se poseraient plus. Je me redressais, laissant tomber le carnet sur le sol. Les notes ne seraient plus utiles, cela ne se ferait plus. Je posais délicatement Bella à ma place, me levant et faisant les cents pas en face de ma femme, pris par la réflexion. Je t'ai privé de tes parents, de tes envies de femmes, de tes amis, de ta vie... Tu aurais du choisir Jacob... Je me plantais face à ma femme, l'air grave. Je pouvais m'attendre à tout de la part de Bella, et encore plus maintenant qu'elle ne risquait plus rien à me défier. Mais je voulais crever l'abcès. J'ai été égoïste de penser que je pourrais te combler... Il te manquera toujours quelques choses que je ne peux pas t'offrir.... Sur ses mots, je restais la, à ne rien faire, les yeux fermés pour cacher ma colère... La colère que j'éprouvais envers moi même.

 
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MessageSujet: Re: My immortal [Bella]   Dim 28 Déc - 16:03



Edward & Bella



« On n'aurait peut être pas... » à peine cette phrase commencée, je me tendis. Ce que je redoutais le plus était sur le point d’arriver. Je me redressai une nouvelle fois pour le regarder, sourcils froncés. Mais il sembla se remémorer ce que je lui avais fait promettre avant de le laisser lire en moi, et s’arrêta. Cependant, tel que je le connaissais, je savais parfaitement où il nous conduisait. « Si tu étais encore humaine, ces questions ne se poseraient plus. » Je voulus le stopper, mais il ne m’en laissa pas le temps, me soulevant doucement pour me reposer sur le fauteuil avant de se mettre à arpenter notre salon devant moi.  « Je t'ai privé de tes parents, de tes envies de femme, de tes amis, de ta vie... Tu aurais du choisir Jacob... » Je secouai la tête en poussant un soupir exaspéré tandis qu’il s’arrêtait devant moi. Il avait tenu pratiquement une décennie sans me ressortir ce genre de choses… Et il avait suffit d’une bêtise de ma part pour qu’il ramène ça sur le tapis. « Edward, tu… » je n’eus pas le temps de poursuivre. Il s’enfonçait déjà dans la colère et les reproches qui n’avaient pas lieu d’être. Et cette colère qui s’éveillait à l’égard de lui-même, faisait naître la mienne. « J'ai été égoïste de penser que je pourrais te combler... Il te manquera toujours quelques choses que je ne peux pas t'offrir... » Je bondis du fauteuil, le rejoignant d’une foulée furibonde, avant de pointer un doigt accusateur sur sa poitrine. Je voulais le secouer dans tous les sens pour ôter ces sornettes de son esprit. Je le haïssais quand il se comportait ainsi avec lui-même, et il le savait. « Tu vois ? C’est exactement pour ça que je ne voulais pas te faire part de ce que je ressentais. C’est dit avec tout l’amour que je te porte : Edward Anthony Masen Cullen, tu es ridicule ! Et moi je suis une véritable idiote de t’avoir ouvert mon esprit. Je savais que je n’aurais pas dû faire ça. » sifflai-je en plantant un regard exacerbé dans le sien. Je m’efforçai de maîtriser les trémolos coléreux de ma voix, et restai là, la tête levée vers lui. J’étais traversée par l’envie de le rassurer, de lui dire qu’il était le mari parfait, et celle de laisser exploser mon mécontentement.

« Nous avons passé près de dix ans en tant que mari et femme. M’as-tu vu ne serait-ce qu’une seule seconde durant ces dix ans, ou même avant, en train de regretter d’avoir fait ma vie avec toi ? Non. Parce que jamais je n’ai regretté, et jamais je ne regretterai. Comment puis-je te prouver que la seule et unique chose capable d’assurer mon bonheur, c’est toi ? Je t’en prie, dis-le moi, parce que je refuse que tu penses une seconde de plus que tu n’es pas celui qu’il me faut. » Je guettai l’essoufflement qu’aurait provoqué ma prise de parole sans reprendre ma respiration. Bien entendu, il ne vint pas. Alors, sans laisser le temps à Edward de répondre quoi que ce soit, je repris, continuant de déverser la colère que les reproches qu’il s’adressait à lui-même m’inspiraient. « Si j’étais restée humaine, Edward, j’aurais vieilli. J’aurais fini par mourir sans avoir pu profiter assez longtemps de la vie à tes côtés. Je savais parfaitement quelles seraient les conséquences de ma transformation. Alors non, je n’aurai pas la vie qu’une humaine de mon âge peut mener, mais c’est une piètre perte comparé à ce que j’aurais manqué si je n’avais pas été transformée. Je n'ai pas choisi de devenir une immortelle simplement pour être plus belle, ou pour devenir moins maladroite! Je veux simplement vivre aussi longtemps que possible près de toi. Réaliseras-tu un jour que tu es tout ce dont j’ai besoin ? Que chaque seconde passée loin de toi me rend malade ? Que rien ni personne au monde ne pourra me combler autant que tu le fais ? Regarde-moi, Edward ! Nom d’un chien, ne vois-tu jamais ce sourire idiot que j’ai dès que tu entres dans mon champ de vision ? Je n’arrive pas à croire que tu doutes encore de tout ça. Comme s’il était possible pour moi d’être plus heureuse auprès de quelqu’un d’autre que toi. C’est… Insensé. Une vie sans toi serait insensée. Et si j’avais choisi Jacob… Il n’y a rien à dire là-dessus, jamais je ne l’aurais choisi ! Malgré tout ce que je pouvais ressentir pour lui. Tu ne sembles pas comprendre que… » je cherchai mes mots un instant, dans l’espoir de trouver quelque chose d’assez fort pour qu’il comprenne. Je ne trouvai finalement pas mieux que de reprendre les quelques mots qu’il avait prononcés à mon oreille quelques secondes plus tôt. « C’est toi, et personne d’autre que toi. » Dieu que c’était compliqué d’essayer de mettre des mots sur les sentiments que j’éprouvais pour Edward. Toujours aussi remontée, je tâchai de conclure ma tirade avec un truc convaincant, laissant les mots sortir d’eux-mêmes de ma bouche.

« Tu m’as offert bien plus que ce dont je n’aurais jamais osé rêver. Tu m’as offert ton cœur. Tu m’as offert le privilège de m’autoriser à passer le restant de mes jours avec toi. L’honneur de pouvoir te chérir jusqu’à la fin des temps. Tu m'as donné de l'amour, un très beau mariage, une merveilleuse petite fille. Alors maintenant, libre à toi de t’en vouloir de faire de moi la femme la plus heureuse que la Terre ait jamais porté. » Je me tus, ne sachant qu’ajouter de plus sans me répéter. J’avais l’impression que ce n’était même pas assez. Une demi seconde plus tard, je fis volte face, et me dirigeai d’un pas énervé jusqu’à notre dressing, fermant la porte avec fracas derrière moi. J’étais toujours aussi furieuse ; contre Edward, pour encore oser douter de lui-même après tout ce temps, et contre moi, d’avoir cru que lui montrer ce que je ressentais était une bonne idée. Tout en balançant la serviette qui me couvrait dans un coin de la pièce, je me jurai de ne plus montrer à mon mari la part obscure de mes émotions. Et ce, à tout jamais. Je passai les premiers sous-vêtements qui me tombèrent sous la main avant de m’emparer rageusement d’un pull et d’un jean sur une des étagères. Je réfléchissais à quoi faire. M’enfuir, par la fenêtre pour éviter de repasser par le salon sous les yeux d’Edward ? Ou au contraire, retourner auprès de lui, me confondre en excuses pour lui avoir crié dessus ? Ces deux idées me paraissaient aussi sottes l’une que l’autre. Finalement, rester cloîtrée dans ce dressing était peut-être la meilleure chose à faire, pour éviter autant à Edward qu’au reste du monde mon humeur orageuse. Une fois vêtue, je me postai près de la fenêtre, posant mon front contre le verre. Il neigeait. Mes yeux se perdirent dans le paysage forestier tandis que je cherchais tant bien que mal à m’apaiser. Je voulais avoir les idées claires avant de sortir de cette pièce. Je sentais toujours la présence d’Edward dans le cottage, mais aucun bruit ne me renseignait sur ce qu’il était en train de faire. « Excuse-moi. » dis-je simplement, certaine qu’il m’entendrait, quelle que soit la pièce dans laquelle il était. Je n’attendais pas de réponse en particulier. Je voulais juste qu’il entende mes excuses.

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MessageSujet: Re: My immortal [Bella]   Dim 28 Déc - 21:15

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Cela faisait très longtemps que je ne m'étais pas égaré au gré de mes pensées. Encore moins sur Bella. J'avais oublié à quel point son visage empli de colère m'attristait. Et pourtant, j'étais le premier imbécile à tout faire pour l'énerver. Je n'arrivais pas à me calmer, traversant de fond en comble la pièce. Je ne pouvais pas enfin, je n'avais pas le courage d'affronter le regard que me lançait Bella. Nous savions aussi bien l'un que l'autre que la discussion dans laquelle nous nous engagions était périlleuse. Traversant différentes époques, j'ai vu l'évolution des relations de couples se faire au fil des années. J'avais tiré mon entêtement de ces siècles là. Nous n'avions pas la même opinion sur ces choses là et aucun de nous n'admettais la chose. Cela se finissait généralement en excuse les plus profondes et pour autant, rien ne nous empêchait de recommencer quelques années après. Je sentais que les mots que je venais de lancer dans les airs avaient touché Bella. Elle essaya tant bien que mal de m'arrêter dans le flot dans lequel je m'étais embarqué. N'y faisant pas attention, je surenchéris mes propos d'une pointe de colère. S'en était trop pour ma femme qui se leva, furibonde, en s'abattant sur moi comme un prédateur appréhende sa proie. Ses doigts fins se posèrent sur mon torse, me coupant dans mon élan, la regardant simplement. Ce n'était plus de la colère qui l'habitait... C'était de la haine. Je fixa longuement ma femme, il ne lui fallu que peu de temps pour rompre la tension qui s'installait entre nous deux.
Tu vois ? C’est exactement pour ça que je ne voulais pas te faire part de ce que je ressentais. C’est dit avec tout l’amour que je te porte : Edward Anthony Masen Cullen, tu es ridicule ! Et moi je suis une véritable idiote de t’avoir ouvert mon esprit. Je savais que je n’aurais pas dû faire ça. Je la regardais, ébahi par la réaction de ma femme. Je comptais sur les doigts d'une seule main, le nombre de fois qu'elle m'a appelait par mon état civil complet. Enfin pour être précis, elle l'a fait une unique fois, devant l'autel pour lire ses voeux d'engagement... Ce n'était pas forcément bon signe. Elle regrettait de m'avoir ouvert son esprit. Comment pouvais-je lui en vouloir, j'aurais réagit de la même façon si nos rôles étaient inversés... Le pire étant que je me rendais compte de mon idiotie, mais que je ne pouvais pas l'empêcher, c'était une chose innée chez moi. Bella me fusilla du regard, ne me laissant aucune chance de faire entendre ma voix, étant repartie de plus belle dans son exaspération. J'encaissais chaque mot comme un combattant encaissant les coups de son adversaires. Je ne pouvais les esquiver étant absorbé par le regard de ma bien-aimée. J'ouvris la bouche, essayant tant bien que mal de sortir une phrase, mais aucun son audible ne voulu se faire entendre. Seule la voix de Bella retraversa les murs du salon.
Nous avons passé près de dix ans en tant que mari et femme. M’as-tu vu ne serait-ce qu’une seule seconde durant ces dix ans, ou même avant, en train de regretter d’avoir fait ma vie avec toi ? Non. Pris par chaques mots prononcés par mon épouse, un sourire sot apparu sur mon visage. Elle marquait un point. Je ne voulais pas les compter, sachant d'avance que Bella sortirait gagnantes de cette explication. Je repensais à tout les moments de bonheur que nous avions vécu en dix années de vie commune. Cela valait plus qu'un siècle d'errance à mes yeux. Ma femme me sortit de nouveaux de mes pensées.
Parce que jamais je n’ai regretté, et jamais je ne regretterai. Comment puis-je te prouver que la seule et unique chose capable d’assurer mon bonheur, c’est toi ? Je t’en prie, dis-le moi, parce que je refuse que tu penses une seconde de plus que tu n’es pas celui qu’il me faut. Mes yeux pétillaient au son de la voix de Bella. Elle mieux que quiconque savait ce qui était bon pour elle. Mais je restais cependant persuadé de tout le contraire. J'allais une nouvelle fois de plus tenter de me faire entendre sans toutefois réussir. J'haussais alors simplement les épaules, comme un enfant que l'on venait de réprimander pour la bêtise qu'il venait de faire. Il ne savait généralement pas s'il recommencerait ou non.. L'avantage, ou plutôt l'inconvénient dans mon cas, était que Bella, de part sa condition vampirique, n'était en aucun cas essoufflée. Pas besoin d'inspirer ni de souffler, pas besoin d'avaler sa salive ni même de prendre une pause. Je n'avais donc aucune occasion pour répliquer, devant me contenter d'approuver ou non ce que ma femme proclamait haut et fort.

Si j’étais restée humaine, Edward, j’aurais vieilli. J’aurais fini par mourir sans avoir pu profiter assez longtemps de la vie à tes côtés. Je savais parfaitement quelles seraient les conséquences de ma transformation. Alors non, je n’aurai pas la vie qu’une humaine de mon âge peut mener, mais c’est une piètre perte comparé à ce que j’aurais manqué si je n’avais pas été transformée. Je n'ai pas choisi de devenir une immortelle simplement pour être plus belle, ou pour devenir moins maladroite! Le rire que je venais d'avoir était hors de propos. Mais l'idée que quelqu'un souhaite devenir un monstre éternel pour voir partir son côté gauche ou sa beauté, subjective, s'amplifier, me faisait rire. C'était les idiots qui pensaient comme cela. Devenir vampire était un choix qui devait se réfléchir longuement. Car c'était bien beau de dire au revoir au côté encombrant de sa condition humaine, mais être en manque de sang ou devenir un traqueur n'était pas forcément un choix plus judicieux. Cependant Bella avait raison. Elle n'aurait jamais la vie d'une femme ordinaire. Elle n'organiserait pas de grand repas pour toute sa famille, elle ne deviendra jamais grand mère, ne pourra jamais raconter son histoire autour d'un feu de cheminée, ni même décider d'être ou non une grand mère gâteau. Elle serait la lycéenne traversant le temps sans prendre une ride, la jeune femme que l'on pense fragile au cours des siècles. Bella tout simplement, encrée dans l'époque et dans l'ère moderne. La voix de Bella me ramena aux faits.

Je veux simplement vivre aussi longtemps que possible près de toi. Réaliseras-tu un jour que tu es tout ce dont j’ai besoin ? Que chaque seconde passée loin de toi me rend malade ? Que rien ni personne au monde ne pourra me combler autant que tu le fais ? Regarde-moi, Edward Elle avait vu que depuis quelques secondes, j'esquivais ou du moins j'essayais d'échapper à ses yeux ambrés qui me faisait culpabiliser. Ils ne devraient jamais avoir à se montrer si durs... Je voulais arrêter ma femme, lui dire qu'elle avait tort sur un point. Certes j'étais autant malade qu'elle lorsque j'étais loin d'elle, mais que ce n'était pas ma simple présence qui la comblait... Mais rien. Toujours rien. Je sentis la colère m'envahir, de part l'incapacité que j'avais à répondre une phrase correcte. Et Bella repartie...

Nom d’un chien, ne vois-tu jamais ce sourire idiot que j’ai dès que tu entres dans mon champ de vision ? Je n’arrive pas à croire que tu doutes encore de tout ça. Comme s’il était possible pour moi d’être plus heureuse auprès de quelqu’un d’autre que toi. C’est… Insensé. Une vie sans toi serait insensée. Et si j’avais choisi Jacob… Il n’y a rien à dire là-dessus, jamais je ne l’aurais choisi ! Malgré tout ce que je pouvais ressentir pour lui. Tu ne sembles pas comprendre que… » Le blanc que me proposait Bella me surpris tellement que je ne savais pas quoi dire, étant absorbé par ce que ma femme me racontait, attendant la suite de sa phrase. L'attente qui me semblait être une éternité finit par être brisée, par mes mots. Ces mots que j'avais glissé plus tôt dans l'oreille de Bella. Je la fixais, surpris, mais non moins touché, de tout ce que ma femme venait de me dire. Pourtant, elle était toujours autant remontée par mon intervention. Je glissais ma main sur son visage, mais elle n'y fit pas attention, étant trop prise par la conclusion de son état d'âme. Bella ne me regardait plus.
Tu m’as offert bien plus que ce dont je n’aurais jamais osé rêver. Tu m’as offert ton cœur. Tu m’as offert le privilège de m’autoriser à passer le restant de mes jours avec toi. L’honneur de pouvoir te chérir jusqu’à la fin des temps. Tu m'as donné de l'amour, un très beau mariage, une merveilleuse petite fille. Alors maintenant, libre à toi de t’en vouloir de faire de moi la femme la plus heureuse que la Terre ait jamais porté. Et dans un volte-face que je ne vus pas arriver, Bella disparut de mon champ de vision, me laissant pour seule réponse un claquement brutal de porte. Je restais stoïque pendant quelques minutes. J'avais l'impression que ma femme venait littéralement d'exploser. La cheminée crépitait de nouveaux sous le poids de la neige qui tombait. Cela me rappelait de mauvais souvenirs. La venue des Volturis à Forks pour ma...notre fille. Comme si les mauvais moments ne subvenaient qu'à la neige tombante... Je ne voulais pas rester sur une dispute. La dernière fois, cela remonte tellement à longtemps, je m'étais contenté de partir en crachant des absurdités à ma femme pour tenter de la protéger en vain et de m'enfuir en Italie. Je m'approchais alors délicatement de la porte du dressing, m'arrêtant devant. Ma femme devait sentir ma présence derrière la porte. Je ne savais pas si je devais franchir la barrière qu'elle représentait. Bella désirait peut être rester seule pour le moment. Et si jamais je décidais d'entrer dans le dressing, devrais-je frapper? Toutes mes questions s'évaporèrent lorsque j'entendis l'excuse de Bella. J'ouvris la porte délicatement, m'approchant doucement de mon épouse. Je ne savais pas trop comment réagir. Les mots n'étant sûrement pas suffisant après la ramonée que je venais de vivre. Elle admirait la neige tomber. Je glissais mes mains autour de sa taille, me rapprochant délicatement à ses côtés.

Le sourire niais que tu portes quand tu m'aperçois... J'ai le même quand je te vois. Je ne t'ai jamais vu regretter un instant de tout ce que l'on a pu vivre. Et, enfin, la seule et unique chose capable d'assurer ton bonheur, c'est moi, Edward Anthony Masen Cullen. Et si je suis capable de faire toutes ces choses, Isabella Marie Swan Cullen, c'est tout simplement parce que je t'aime et c'est cela qui me fait peur. Imagine toi comment je pourrais faire si, un jour, tout ce que nous construisons, disparaît? Malgré notre éternité, nous ne sommes qu'éphémères. Je glissais mes mains sur le ventre de Bella, rapprochant ma femme de moi tout en restant devant ce paysage blanc. On peut se remarier ici, là, maintenant, tout les deux... Oublie tout les doutes et l'angoisse qui t'habite. Mais je ne veux pas te rendre malheureux. Je me mis entre la fenêtre et le corps de ma femme pour que cette dernière puisse me voir. Je reste intimement convaincu qu'il n'y a aucun mot qui n'a encore été inventé pour te dire à quel point je t'aimais Bella. Pardonne moi...
 
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Dernière édition par Edward Cullen le Mar 30 Déc - 16:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: My immortal [Bella]   Lun 29 Déc - 1:41



Edward & Bella



Ma phrase d’excuse tout juste prononcée, j’entendis la porte s’ouvrir derrière moi. L’odeur d’Edward envahit la pièce comme un voile qui m’enveloppa de sa délicieuse emprise. Le silence régnait toujours, et je ne me tournai pas vers lui, regardant les étoiles qui commençaient à parsemer le ciel. J’avais trop honte pour pouvoir le regarder dans les yeux. Toute la colère qui grondait en moi s’était envolée à l’instant où j’avais réalisé qu’il avait été victime de tout ce que j’avais accumulé au cours des dernières semaines. Il n’avait pas mérité que je passe mes nerfs ainsi sur lui. Je sentis bientôt les mains de mon mari sur ma taille, et fermai un instant les yeux pour profiter de cette étreinte. Un frisson me parcourut. « Le sourire niais que tu portes quand tu m'aperçois... J'ai le même quand je te vois. Je ne t'ai jamais vu regretter un instant de tout ce que l'on a pu vivre. Et, enfin, la seule et unique chose capable d'assurer ton bonheur, c'est moi, Edward Anthony Masen Cullen. » Mes paupières se rouvrirent. On aurait dit un enfant qui récitait sa leçon. Après la crise que je venais de piquer et ma déclaration d’amour (si c’en était bien une) que je lui avais hurlé à la figure, Edward se montrait relativement adorable. Je tentai un instant de retenir le sourire que faisaient naître les paroles d’Edward, mais finis par céder. Sans le regarder, je laissai mes lèvres s’étirer en un rictus amusé, et haussai un sourcil. « Tu vois, c’était pas si compliqué. » marmonnai-je d’une voix à peine audible, alors qu’il continuait. « Et si je suis capable de faire toutes ces choses, Isabella Marie Swan Cullen, c'est tout simplement parce que je t'aime et c'est cela qui me fait peur. Imagine toi comment je pourrais faire si, un jour, tout ce que nous construisons, disparaît? Malgré notre éternité, nous ne sommes qu'éphémères. » Je fronçai les sourcils, les yeux toujours fixés sur la forêt enneigée à l’extérieur. « Éphémères ? Je ne sais pas de quoi tu veux parler, mais je te trouve bien pessimiste. On ne le sera que si on le décide. Et pour ma part, je vois devant nous une longue et belle éternité. Ce que nous avons construit ne disparaîtra pas. » répliquai-je en me dévissant le cou pour le regarder. Je ne voyais pas quels scénarios pouvaient bien passer dans sa tête. Mais ce dont j’étais sûre, c’est que je me défendrais bec et ongles face à quiconque tenterait de nous gâcher la vie, à moi et ma famille. Il ne valait mieux pas se trouver dans le coin quand Bella Cullen se fâche. Edward pouvait témoigner. Les mains de mon mari glissèrent jusqu’à mon ventre, et je plaçai les miennes dessus, entremêlant ses doigts aux miens. La capacité d’un simple toucher de sa part à m’apaiser me sidérait toujours. Je détendis mes épaules. « On peut se remarier ici, là, maintenant, tout les deux... Oublie tout les doutes et l'angoisse qui t'habite. Mais je ne veux pas te rendre malheureux. » Je laissai un léger rire franchir la barrière de mes lèvres. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais dit oui. Après tout, pour notre premier mariage, j’éprouvais une telle mauvaise foi par rapport à cela que j’avais voulu aller me marier à Las Vegas, la ville des mariages express. En jogging. Je n’aurais même pas eu besoin de sortir de la voiture. Mais… « Ne me fais pas croire que tu penses réellement ce que tu viens de dire. Et il n’en est pas question. Alice ne s’en remettrait pas et nous assassinerait sans chercher à comprendre. Et puis… J’ai envie de te faire plaisir, alors si pour cela il faut une cérémonie beaucoup trop luxueuse, dans une villa luxueuse, avec un buffet luxueux auquel je ne pourrai même pas goûter, je subirai tout ça avec plaisir. » raillai-je d’un ton moqueur en l’observant prendre place face à moi, contre la fenêtre, remplaçant la vue du paysage banc par une vue bien plus belle encore. « Je reste intimement convaincu qu'il n'y a aucun mot qui n'a encore été inventé pour te dire à quel point je t'aimais Bella. Pardonne-moi... » Mon regard s’assombrit légèrement et je me contentai de soupirer doucement. « Ne me redis plus jamais un truc semblable à ce que tu as osé me sortir tout à l’heure… » fis-je en pinçant les lèvres, repensant à notre altercation quelques minutes plus tôt. Je détestais avoir à hausser le ton avec lui. Je pris son visage entre mes mains, caressant ses joues de mes pouces, me décidant à lui offrir un petit sourire. « Redis-moi que tu m’aimes et je songerai peut-être à te pardonner… » le taquinai-je avant d’écraser mes lèvres sur les siennes sans attendre qu’il prononce les mots que je lui demandais. Je n’avais pas eu assez de ses lèvres pour la journée. Je n’en avais jamais assez. Edward avait eu la mauvaise idée de se placer entre moi et la fenêtre… Bien entendu, je ne pouvais pas ne pas en profiter pour mettre un de mes nouveaux plans machiavéliques à exécution… Je le coinçai davantage en collant mon corps demandeur au sien, appel qui, je le savais, n’obtiendrait pas de réponse aussi facilement. Mes mains se frayèrent néanmoins un chemin jusqu’à la base de sa chevelure sur sa nuque, que je cajolai un instant avant de laisser mes doigts courir vers le haut de sa chemise, jouant avec le premier bouton. Je m’autorisai à mordiller sa lèvre inférieure avant de détacher mon visage du sien, affichant une mine d’enfant boudeuse. « Tout bien réfléchi… Il y a une chose chez toi qui me rends malheureuse. Genre… Très très malheureuse… » minaudai-je en fixant mes doigts autour du petit objet rond, sans pour autant le défaire. Edward savait parfaitement que je parlais de l’abstinence à laquelle il nous livrait tous les deux. Il se montrait bien plus résistant que quand tout cela n’était qu’un simple jeu, et je devais avouer que ça me vexait presque. J’en venais à me demander si je n’allais pas lui rendre la monnaie de sa pièce, durant notre nouvelle nuit de noces, en me refusant à lui à mon tour.

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MessageSujet: Re: My immortal [Bella]   Lun 29 Déc - 20:53

It's You, Bella.





Le paysage se blanchissait à vu d'oeil. Je pouvais distinguer les flocons s'entassaient les uns sur les autres au rythme du vent. La neige faisait partie du climat de Forks. Climat idéal pour que nous puissions nous permettant de nous fondre dans la masse. Seul notre physique nous posait réellement problème. Nous ne pouvions pas rester plus de quelques années dans la même ville. Comment expliquer à un homme lambda que nous repassions notre diplôme de fin d'étude depuis quatre-vingt-dix ans? Je sentis la peau de Bella tressaillir sous mes doigts. Ses yeux se réouvrirent sous l'impulsion de mes mains. Je n'avais toujours pas osé croiser les yeux de ma femme. Je restais figé devant ce que l'hiver nous offrait. Mais pourtant, je savais que ma femme savourait cette victoire et qu'elle se chargerait de me le rappeler et même parfois d'en jouer. Mais peu importe, je ne voulais pas que notre conversation s'arrête sur une dispute. C'était contre nature à mon goût. Je continuais de lui répéter mot pour mot ce qu'elle m'avait demandé quelques minutes auparavant de lui dire. Posant un regard observateur sur Bella, j'aperçus ses lèvres s'étiraient en sourire fier et amusé. J'entendis sa remarque sans pour autant répondre. Je m'en chargerai plus tard. Ce n'était pas le plus important pour le moment. Malgré ma déclaration d'amour, je ne voulais pas perdre de vue la crainte de l'avenir que j'avais depuis quelques temps déjà. Le visage de Bella s'assombrit aussi rapidement que son sourire fût arrivé. Je n'y prêta pas attention, restant immobile devant la fenêtre. La voix de Bella ne se fit pas attendre, et d'un ton déterminé, elle m'arrêta dans le discours intérieur que j'étais en train d'avoir à voix haute.

Éphémères ? Je ne sais pas de quoi tu veux parler, mais je te trouve bien pessimiste. On ne le sera que si on le décide. Et pour ma part, je vois devant nous une longue et belle éternité. Ce que nous avons construit ne disparaîtra pas. Ses mots se voulaient rassurants. Et pourtant l'angoisse montait encore plus. Je n'avais pas peur d'elle ou plutôt de nous, mais simplement du monde extérieur. Victoria, James, Aro, et plein d'autres noms me vinrent à l'esprit. Je ne souhaitais pas rajouter un nom à la liste mais cela ne dépendait pas de moi. Je savais que Bella se battrait corps et âme pour nous. Elle me l'avait déjà prouvé en étant humaine, c'était sa force de caractère, elle ne cesserait jamais de se battre pour ce auquel elle tient tant. Je lui proposais donc de nous remarier ici, en catimini, juste elle et moi. Je m'attendais à un oui, un baiser et le tour était joué. Me redressant pour prendre l'air fier qu'arbore un jeune marié, sa réponse me surprit. Ne me fais pas croire que tu penses réellement ce que tu viens de dire. Et il n’en est pas question. Alice ne s’en remettrait pas et nous assassinerait sans chercher à comprendre. Et puis… J’ai envie de te faire plaisir, alors si pour cela il faut une cérémonie beaucoup trop luxueuse, dans une villa luxueuse, avec un buffet luxueux auquel je ne pourrai même pas goûter, je subirai tout ça avec plaisir. J'explosais de rire, étonné de sa remarque. J'imaginais la scène, Bella en talon aiguille dans une robe qui lui irait forcément à ravir, le fait que ma femme la porte sublimerait le bout de tissu. Je voyais les buffets s'étendre de mets et boissons diverses qui ne seraient qu'artifice vu que nous n'y goûterions pas. Je me tournais vers ma femme, lui lançant un regard défiant. Tu serais même prête à ouvrir le bal dans les plus pures traditions? Je te rappelle que tu n'as pas illuminé la piste d'un superbe rock'n roll avec ton tendre et cher époux. Tu serais surprise de savoir tout ce que l'on peut faire en coordonnant ses pieds Mon rire éclata de nouveau, voyant la réaction de ma femme. Mais mon sérieux revint rapidement. Je me glissais délicatement entre Bella et la fenêtre, réduisant la distance qui nous séparer une fois de plus.

Ne me redis plus jamais un truc semblable à ce que tu as osé me sortir tout à l’heure… Je regardais ma femme, ses lèvres serrées. Je ne voulais pas imaginer ce qui pourrait bien être dit si par malheur je m'aventurais de nouveaux sur cette pente glissante. J'haussais les épaules, adressant une moue incertaine à mon épouse. Ses mains vinrent encadrer mon visage, ses pouces se posant sur mes pommettes, un sourire délicat au bord des lèvres. Je perdais le fil du temps dans l'intensité de son regard. Sa voix me rappela que je ne rêvais pas, bien au contraire. Redis-moi que tu m’aimes et je songerai peut-être à te pardonner… S'il ne lui suffisait que trois mots pour me pardonner, je ne me ferais pas prier plus longtemps pour lui offrir. Je lui rendis son sourire, me rapprochant un peu plus d'elle. Je... Sans me laisser le temps de terminer ma phrase, Bella vint clôturer la dispute d'un baiser sincère que je lui rendais sans attendre. Je m'appuyais contre le rebord de la fenêtre, rapprochant nos deux corps. Nos lèvres se cherchant un peu plus à chaque souffle, je sentis les mains de Bella se faufilant le long de ma nuque, réflexe que j'appréciais de tout mon être, sentant l'envie faire surface. Non pas que je ne désirais plus ma femme, mais contrôler ce désir ardent était une torture. Je vis les doigts de Bella se saisirent du premier bouton de ma chemise. Je ne l'avais pas vu venir, mais Bella venait de mettre à exécution son plan pour me faire flancher. Sentant sa légère morsure sur mes lèvres, je revenais au contact de son corps qui me manquait tant. Mais Bella se recula légèrement, me regardant avec le sourire d'un enfant à qui on ne peut rien refuser. Frustré, mes sourcils se froncèrent légèrement. La voix de Bella vint justifier la rupture de l'étreinte qu'elle venait de m'infligeait. Tout bien réfléchi… Il y a une chose chez toi qui me rends malheureuse. Genre… Très très malheureuse… Je levais les yeux au ciel, soupirant de ne pas avoir réagit bien avant. Fermant les yeux quelques instants, je réfléchissais aux différentes possibilités qui m'étaient offertes. Un sourire se dessina sur mes lèvres, l'idée qui me venait trouvant accord dans mon esprit. Rapidement, je saisis Bella par la taille, la prenant dans mes bras tout contre moi, l'embrassant avec toute la fougue que j'accumulais depuis quelques jours. Je glissais mes mains le long de ses jambes terminant mon chemin sur les fesses de ma tendre et chère. Je savais que cela ne la laisserait pas de marbre. Je plongeais mon visage au creux de celui de mon épouse, posant mes lèvres sur son cou tout en descendant vers le milieu de ce dernier, restant blotti la contre elle. Je resserrai l'étreinte, respirant le parfum exaltant de mon épouse. C'était le moment ou jamais. Sans attendre et dans une vivacité qui me caractérisait et qui ne laissait aucune chance à Bella de m'arrêter, je déposais ma femme sur le rebord de la fenêtre puis disparu dans l'encadrement de la porte face à elle, souffle saccadé. Je lui lançais un regard admiratif du cran qu'elle avait pour me défier à ce jeu là.

J'ai bien failli céder Madame Cullen, mais vous savez qu'il m'en faut plus que ça. lui dis-je d'un ton présomptueux. Je connaissais ma femme et je savais comment la faire réagir. Je mettais moi aussi ma ruse en marche. M'immobilisant face à elle, je commençais à défaire ma chemise sans prêter attention à sa réaction. J'observais rapidement mon vêtement, puis relevant la tête, aperçu la corbeille de linges sales à proximité de ma femme C'est bien ce que je pensais il y a une tâche dessus. Je vais la mettre à laver. Je m'approchais de l'objet tout en restant sur mes gardes, ne sachant trop comment Bella pouvait réagir à cette provocation. Une fois la chemise posée, je me retournais, prenant la direction de la salle à vivre. J'avais pris l'habitude depuis quelques temps maintenant de faire un peu d'exercice physique en dehors de celui que nous pratiquions avec ma femme. Posant mes mains au sol et étendant mes jambes, je débutais la séance de pompes qui me permettraient sûrement d'évacuer toutes ces pulsions que je gardais. Enchaînant machinalement les séries de pompes, je sentis l'odeur de ma femme s'approchant de moi. Préférant jouer la carte de l'ignorance, je persévérais dans l'activité que j'avais entrepris tout en sachant, que tôt ou tard, ma femme l'interromprait.
 
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MessageSujet: Re: My immortal [Bella]   Mar 30 Déc - 15:42



Edward & Bella



« Tu serais même prête à ouvrir le bal dans les plus pures traditions? Je te rappelle que tu n'as pas illuminé la piste d'un superbe rock'n roll avec ton tendre et cher époux. Tu serais surprise de savoir tout ce que l'on peut faire en coordonnant ses pieds. » Un grognement fut ma seule réponse à cette moquerie concernant ma maladresse durant la période où j’étais humaine, à notre premier mariage. Franchement, je ne voyais pas de quoi Edward se plaignait, j’avais déjà dû faire de gros efforts pour ne pas m’étaler de tout mon long dans l’allée qui me conduisait à lui. D’ailleurs, mes pieds n’avaient même pas vacillé, et cela relevait du miracle, moi qui étais perchée sur des talons si hauts que ça m’avait flanqué le vertige. Bien évidemment, la présence de Charlie, qui m’avait plus traînée qu’autre chose jusqu’à l’autel, avait été d’une grande aide.

Enfin. Là, avec ma nature vampirique, je craignais de ne pouvoir échapper à l’ouverture classique du bal. En dansant réellement, j’entends. Edward avait dû me porter tout le temps qu’avait duré notre danse, la première fois. Mes pieds sur les siens. Heureusement, personne n’avait rien remarqué.

Ma réaction n’avait pas manqué de faire rire Edward, rire qui s’effaça bien vite avant que je ne lui demande, pour ce que j’espérais être la dernière fois, de ne plus recommencer ce qui avait déclenché notre dispute. Même si à vrai dire, c’était moi la fautive, dans l’histoire. Je ne savais pas ce qui m’avait pris d’accepter de lui dévoiler mes angoisses. Évidemment si je ne lui avais rien montré, il n’aurait pas réagi de la sorte. Mais au moins j’avais pu découvrir qu’Edward n’avait toujours pas démordu de l’idée qu’il se faisait de lui quelques années auparavant, contrairement à ce que j’avais pensé. Peu de temps après, je fondais sur ses lèvres, désireuse de laisser ce désagréable moment derrière nous au profit d’un moment plus doux. Le fait qu’il réponde à mon baiser m’enchanta, et lorsque je me détachai de lui pour parler, il reprit bien vite possession de mes lèvres, ce qui me surprit. Lui qui ne voulait plus me toucher, adoptait une attitude vraiment étrange. Je me doutais bien que quelque chose clochait, que ça ne durerait pas. Mais comme toujours lorsque j’étais trop proche d’Edward, mon esprit, incapable d’aligner deux pensées cohérentes, s’envola, ne laissant plus que les mains de mon mari sur moi et ses lèvres contre les miennes. Mes doigts vinrent à bout du bouton de sa chemise sans effort tandis que ses mains parcouraient mes jambes, m’arrachant un frémissement. Il m’en fallait si peu de sa part pour que je ne m’appartienne plus. A mon plus grand regret, sa bouche se sépara de la mienne pour s’aventurer sur la peau de mon cou. Et le moment auquel une partie de moi s’attendait arriva. Ça aurait été trop beau pour être vrai… Je me sentis soulevée de terre avant d’être posée sur le rebord de la fenêtre, là où Edward se tenait quelques secondes plus tôt. Lorsque j’ouvris les paupières, il était à l’autre bout de la pièce, un air malicieux peint sur le visage. J’eus besoin que quelques instants pour redescendre sur Terre. Qu’est-ce que je pouvais le détester quand il me faisait ça. « J'ai bien failli céder Madame Cullen, mais vous savez qu'il m'en faut plus que ça. » Mes lèvres se pincèrent, et je m’efforçai de ne pas bouger de ma place, me contentant de le fixer, encore à moitié en transe. Je me figeai lorsque je le vis défaire sa chemise comme si je n’étais pas là. Il faisait fort. Très fort. « C'est bien ce que je pensais il y a une tâche dessus. Je vais la mettre à laver. » dit-il pensivement, feignant l’innocence. Je le suivis du regard lorsqu’il s’approcha de nouveau de moi, ou plutôt du panier de linge sale près de moi, toujours statufiée. « Tu n’es qu’un… » Un sublime apollon scandaleusement désirable qui s’amuse à se torturer lui-même ainsi que sa femme par la même occasion parce que pas de sexe avant le (re)mariage ? Ouais, totalement. Mais formulé ainsi, j’aurais eu encore plus l’air d’une idiote que je ne le paraissais déjà. Je ne bougeais toujours pas, jusqu’à ce qu’il sorte du dressing. Après d’interminables secondes durant lesquelles je tentai de recouvrir un calme apparent, je sortis à mon tour, retournant au salon. J’étouffai un rire moqueur devant la scène sur laquelle je tombais. « Waw. Non vraiment, là, je m’incline, mon amour. Tu as atteint le summum de l’excuse pour m’éviter. Des pompes ? » raillai-je en m’appuyant contre le montant de l’arche qui séparait le salon du couloir. « Comme si tes muscles pouvaient encore se fortifier. Tu as plus d’expérience de la vie vampirique que moi pour savoir que ça ne changera rien, n’est-ce pas ? En plus, ça ne te demande absolument aucun effort ! » Je savais parfaitement qu’il était inutile de lui rabâcher ce qu’il savait déjà, mais là… C’était tellement risible. Continuant sur ma lancée, bien décidée à être aussi pénible qu’il était indifférent, je poursuivis, le contournant pour me diriger vers le fauteuil sur lequel il était assis lorsque je l’avais retrouvé en sortant de la douche. « Et tout ça à cause d’un simple renouvellement de vœux… Alors que notre mariage a déjà été consommé… Plus que de raison. » ajoutai-je, une pointe de malice dans la voix. « Mais soit, puisque tu tiens tant à ne pas t’occuper de moi, je me rends. Tu as gagné. Tu veux de la chasteté ? Tu vas être servi. Je me tiendrai à carreaux. » Je pris place sur le fauteuil près de la cheminée, ramassant au passage son carnet qui était tombé lorsqu’il s’était relevé. Le silence s’installa, démontrant parfaitement ma détermination à rester maîtresse de moi-même. Je n’allais tout de même pas le supplier à tout bout de champ. Ainsi, Edward serait content, et moi, j’obtiendrais ma vengeance durant notre nuit de noces… Ma décision était prise, et j’étais bien contente qu’il ne puisse pas lire dans mon esprit ce que j’avais prévu de faire durant cette nuit spéciale… C'est-à-dire, absolument rien. Je n’attendais plus que de voir sa mine surprise ce soir là, là où normalement j’étais supposée éradiquer le mot « décence » de mon vocabulaire. Je posai les yeux sur le carnet, me contentant de relire tout ce qu’il contenait, sans poser les yeux sur Edward (au prix de gros efforts), attendant qu’il cesse son petit manège.


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MessageSujet: Re: My immortal [Bella]   Mar 30 Déc - 21:34

It's You, Bella.





Je n'étais pas le plus doué pour faire semblant, mon rôle d'acteur étant pitoyable. Je savais d'avance que le fait de me voir faire des pompes ferait rire Bella. Mais c'était la seule idée qui me venait en tête en sortant du dressing. M'allongeant au sol, je guettais cependant l'arrivée de ma femme, qui se fit attendre. J'étais perturbé par la tournure des événements. Cette fois-ci je ne pouvais pas être certain du déroulement du jeu que je venais de lancer. Je me faisais les différents scénarios qui pouvaient se passer. Le premier étant que Bella cède, se jetant sur moi par la même occasion. Il ne serait alors pas évident de me contrôler quelques instants de plus. Le second était que ma femme ne daigne pas me rejoindre, vexée par la scène que je venais de lui offrir. C'était le scénario qui me semblait le moins plausible. Puis le dernier scénario était que je ne puisse plus me contenir et que je rejoigne sans plus attendre mon épouse. Un petit rire franchi la barrière de mes lèvres. J'étais en train de me faire des films, essayant une nouvelle fois de contrôler les événements futurs comme si j'étais maître du temps et des actes de mon épouse. Cependant, l'odeur approchante de ma femme me fit savoir que je n'étais pas si loin dans mes théories. J'effaçais donc les deux derniers scénarii, tout en savourant ma victoire. Mais quelle ne fût pas ma surprise d'entendre ma femme rire aux éclats et d'un ton moqueur m'offrir toutes sortes de railleries. Waw. Non vraiment, là, je m’incline, mon amour. Tu as atteint le summum de l’excuse pour m’éviter. Des pompes ? Je continuais sans prendre la peine de répondre l'exercice que j'avais débuté quelques instants auparavant. Ma femme surenchérit sa remarque précédente tout en restant sur le seuil de la pièce, appuyée dans l'encadrement de la porte. Comme si tes muscles pouvaient encore se fortifier. Tu as plus d’expérience de la vie vampirique que moi pour savoir que ça ne changera rien, n’est-ce pas ? En plus, ça ne te demande absolument aucun effort ! Elle n'avait pas tort, je n'étais absolument pas essoufflé, et je pouvais continuer durant des années ce modeste entraînement qui ne me servait à rien à part passer le temps en essayant d'oublier le corps de mon épouse, le creux de ses reins, la douceur de sa peau et le feu de ses mains contre mon corps. J'aperçus Bella se rapprochait de moi d'un pas assuré. J'avais vu juste avec ma première théorie. Fermant les yeux, je me préparais donc à refuser une fois de plus les avances de ma tendre et chère, frustré mais déterminé. Cependant qu'elle ne fût pas ma surprise lorsque je ne sentis pas la peau de Bella contre mon corps. Je m'arrêtais net, relevant la tête et la cherchant du regard. Bella s'était réinstallée dans le fauteuil que j'occupais auparavant, en prenant soin de m'ignorer tout comme je l'avais fait dans le dressing. Abasourdi par cette réaction des moins inattendues, je me laissais basculer en arrière, me retrouvant ainsi assis au sol face à mon épouse.
Et tout ça à cause d’un simple renouvellement de vœux… Alors que notre mariage a déjà été consommé… Plus que de raison. Elle n'avait pas tort, mais je me contentais d'hausser les épaules en guise de réponse, ne sachant que dire. La pointe d'ironie dans la voix de Bella me laissait envisager le pire... qui ne se fit pas attendre Mais soit, puisque tu tiens tant à ne pas t’occuper de moi, je me rends. Tu as gagné. Tu veux de la chasteté ? Tu vas être servi. Je me tiendrai à carreaux. Ma mâchoire s'ouvrit, laissant apparaître ma stupéfaction. Elle acceptait donc le choix que j'avais fais... C'était impossible. Je la questionnais d'un regard, espérant que ce que je venais d'entendre n'était qu'illusion. Le silence regagna la pièce, Bella feuilletant le calepin sur lequel tout était noté. Il suffisait qu'elle tourne quelques pages de plus et elle tomberait sur les quelques mots que j'avais décidé de noter. Elle verrait que je ne repoussais pas ses avances non sans efforts, que j'appréciais plus Jacob que je ne pouvais le laisser paraître, mais je prenais mon rôle de père très à coeur. Elle pourrait lire dans ce carnet que la seule chose que je regrette réellement était de ne pas pouvoir lui offrir un second enfant comme le ferait un couple banal, mais qu'à côté de cela, j'étais le plus heureux. Enfin, elle verrait les quelques mots des discussions que je pouvais entretenir avec Alice sans pour autant en parler à Bella par manque de mots et par craintes. Je fermais les yeux, espérant au plus profond de moi que mon épouse ne tombe pas sur ça. Je restais assis, étendant mes jambes, m'appuyant sur mes coudes. Bella ne m'avait pas adressé un seul regard pour le moment. Je décidais donc d'essayer d'attirer l'attention de mon épouse. Et quoi de mieux que d'attaquer par un sujet qui ne pourrait la laisser indifférente: Jacob. En effet, le loup était venu au cottage la veille pendant que je chassais. J'avais senti l'odeur à plein nez du jeune loup mais je n'avais rien demandé à mon épouse espérant que cette dernière m'en parle d'elle même. Cependant notre esprit était trop préoccupé par les préparatifs pour parler d'autres choses. L'occasion était donc parfaite pour moi. D'un ton hésitant, je m'adressais à ma bien-aimée en regardant le sol à mes pieds, décidant de jouer l'indifférence comme elle le faisait.

Dis moi... Tu peux me dire ce que Jacob est venu faire à la maison hier? Je restais la, immobile, tout en sachant au fond de moi même qu'il n'y avait que deux possibilités pour sa venue: soit il était venu parler à Bella du comportement assez puérile et tout autant inutile que j'avais eu à son égard à la concession automobile, soit il était venu lui parler de son imprégnation. Dans les deux cas, le mutisme de Bella hier me surprenais. Je ne lui en voulais que légèrement, étant donné que je gardais certaines choses pour moi même. J'observais Bella tendrement, me demandant comment aller s'appliquer ses paroles précédentes. Je me redressais, m'approchant derrière le fauteuil où siégeait Bella, glissant mes mains autour de son cou, posant mes lèvres sur le haut de son crâne puis me penchant légèrement pour qu'elle puisse sentir mon souffle contre son corps, je profitais de ce mouvement pour murmurais à l'oreille de ma belle. Ce n'était pas pour une question de chasteté rassure moi? lui demandais-je d'un ton ironique en riant légèrement amusé. Enfin au fond de moi, j'espérais qu'elle ne répondrait pas oui à cette question, sinon je m'exposerai à montrer une partie de mon âme que je n'aimais pas forcément: Ma jalousie compulsive envers mon épouse.

 
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